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À Toulouse, l’Idex fait encore peur

Consultés par la direction les 6 et 7 décembre, les enseignants, personnels et étudiants de l’université Toulouse II Jean-Jaurès n’ont pas fait dans la demi-mesure. En votant massivement contre le rapprochement entre leur université et Toulouse III, l’INP et l’Insa, ils ont clairement signifié leur opposition au projet Idex. Pour mémoire, le label « Initiative d’excellence », a été perdu en 2016 à cause de la difficulté de créer « une université de recherche intégrée au plan international ». Du côté des syndicats du personnel comme de ceux des étudiants, les conséquences de la fin de l’autonomie de l’université continuent d’inquiéter.  Après avoir espéré que la direction prendrait en compte son opposition au projet, l’intersyndicale a durci le ton après avoir vu le conseil d’administration de Jean-Jaurès le valider, le 12 décembre dernier. D’abord en votant la grève puis, deux jours plus tard, en envahissant le conseil d’administration de la Communauté d’universités et d’établissements  (COMUE) pour réclamer les démissions de Daniel Lacroix, président de Jean-Jaurès et Philippe Raimbault, son homologue de l’Université Fédérale. Et si le dossier de candidature à l’Idex a finalement été déposé le 18 décembre comme prévu, il a fallu en passer par la consultation électronique pour avoir l’aval des administrateurs. Le jury international est attendu en février à Toulouse pour examiner le dossier.

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