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L’École des NAC

Dans les cliniques de l’École nationale vétérinaire de Toulouse, on trouve toutes sortes d’animaux. Chevaux, bovins, chiens, chats, mais aussi de moins courants, pris en charge par la clinique des NAC (Nouveaux animaux

de compagnie) et de la faune sauvage. Du lapin de compagnie au boa récupéré par les pompiers, chaque animal est ausculté et soigné avec douceur par une équipe d’étudiants sous la supervision du docteur vétérinaire. Une discipline complexe qui impose d’aimer les bêtes… et les surprises !



Poule choyée

Pierre-Maxime, étudiant en cinquième année, et le docteur vétérinaire Pierre-Yves Rinaudo auscultent une poule de compagnie. Le volatile de trois ans et demi a été reçu en urgence quelques jours auparavant pour une distension de l’abdomen et a subi une ponction. La clinique accueille de plus en plus souvent ce genre d’animaux de compagnie, et les soignants s’adaptent. C’est ce qui fait l’intérêt de la médecine vétérinaire : « Un médecin soigne une espèce, un vétérinaire canin en soigne deux ou trois et le vétérinaire NAC… tout le reste ! », résume Pierre-Yves Rinaudo.


Mise en bouche

Vérification de la bouche de Zelda le cochon d’Inde, qui a atteint l’âge respectable de neuf ans et souffre d’arthrose. Hélène est chargée de la pré-consultation et de faire son rapport au docteur. Étudiante en cinquième année à l’École nationale vétérinaire de Lyon, elle est venue jusqu’à Toulouse pour suivre la spécialisation NAC. À l’exception du chef de service, des trois assistants hospitaliers et d'une infirmière, le personnel est composé d’étudiants. Ceux qui sont en 5e année y passent trois mois. Tandis que les 3e année y travaillent deux semaines pour découvrir le service.




24h/24h

La couleur noire de sa barbe est un avertissement : cet agame barbu, ou dragon barbu, est loin d’être ravi. Le soignant tente de le distraire pour une contention avant auscultation. Au centre hospitalier universitaire, les cliniques sont ouvertes à tous. Celle des NAC et de la faune sauvage assure les consultations pendant la semaine et s’occupe des urgences tous les jours, 24h/24h.


La DASS des NAC

Cette étudiante sert de perchoir à une petite femelle perroquet. L’oiseau vit depuis un mois dans la clinique : elle est baguée mais son propriétaire est introuvable. Les animaux abandonnés dont le propriétaire n’a pas été identifié sont proposés à l’adoption après avoir été soignés et une fois leur situation administrative régularisée. « On est un peu la DASS des NAC » plaisante le docteur.



Les vétos de la forêt

Après une hospitalisation, cette mésange charbonnière est réévaluée par le chef de service, le docteur Guillaume le Loc’h. Le centre de soins de la faune sauvage soigne les animaux qui sont temporairement incapables de survivre en milieu naturel à la suite d'un accident ou d'une maladie. La clinique reçoit régulièrement des chevreuils, plus rarement

des sangliers. « On collabore avec les pompiers, la police et tous les organismes gouvernementaux susceptibles d’être en contact avec des animaux », explique Pierre Yves Rinaudo. Une fois qu’ils sont prêts à retourner à la vie sauvage, l’équipe s’occupe de les relâcher sur le site le plus approprié.



Comme à l’hôpital

Un furet est en cours d’anesthésie pour permettre la réalisation d’un prélèvement. Hospitalisation, chirurgie, scanner ou radiologie : les étudiants assistent les docteurs vétérinaires pour tous les soins prodigués aux animaux. Pour ces jeunes en cours de formation, cette discipline complexe donne l’occasion de se confronter à des situations de pratique, que ce soit des opérations de convenance ou d’urgence. Et chaque pratique est encadrée par un vétérinaire confirmé.



Aux petits soins

Lorsqu’un lapin est malade, il cesse de s’alimenter et se laisse dépérir : il faut donc le nourrir de force. Ce lapin dénommé Patate est gavé par une étudiante. La demi-douzaine d’étudiants est vigilante au bien-être des animaux qui passent parfois un ou quelques jours dans une des salles d’hospitalisation. Entre deux consultations, l’ambiance est détendue. Les soignants s’occupent alors du confort des animaux, que ce soient les oiseaux qui pépient dans leurs cages, les reptiles ou les petits mammifères.




Boas et crocodile

Sur une journée, un vétérinaire spécialisé en NAC peut soigner un cochon d’Inde, puis opérer un lapin et ensuite nourrir trois boas constrictors comme celui-ci. Pour exercer ce métier, il faut des connaissances très variées : « On perd en précision ce qu’on gagne en diversité. Il faut être très débrouillard et se fier à ses expériences ». Le docteur vétérinaire Pierre-Yves Rinaudo se rappelle ainsi avoir un jour soigné... un crocodile. Le boa qu’il porte a été récupéré lors d’une saisie administrative et doit être nourri chaque jour avec des souris. Il quittera bientôt le centre pour rejoindre une famille d’accueil.



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