L'oeil d'Opus : Chloëmoi
- Opus
- il y a 3 jours
- 3 min de lecture
Parce que la jeune scène musicale toulousaine est foisonnante et qu’elle a besoin d’être soutenue, Boudu vous présente chaque mois, en partenariat avec Opus Musiques, un nouvel artiste. En avril, Chloëmoi.

La musique de Chloëmoi ressemble à une conversation à cœur ouvert, de celles qui font tomber les masques et allègent les silences. Entre R&B, néo-soul et pop, l’artiste toulousaine cultive une dualité magnétique, portée par une esthétique tantôt vaporeuse, tantôt solaire ou électrique. Mais au-delà des textures soignées, c’est la recherche du mot juste qui distingue sa démarche : Chloëmoi chante sans filtre, avec une sincérité désarmante, explorant ses émois intimes comme autant de miroirs tendus à l’auditeur.
Révélée avec les EP Second Souffle puis Printemps, et remarquée en 2024 comme finaliste du tremplin du Rose Festival, elle s’impose en 2025 avec VINGT-SIX, salué par la presse et les curateurs de playlists. Sa collaboration avec la chanteuse Lykuin, donnant naissance à l’EP commun 65th Avenue, marque une étape clé de son ascension, confirmant toute la maturité de son univers. Portée par un nouvel élan créatif, Chloëmoi entame aujourd’hui un cycle nourri de collaborations et de singles ambitieux, affirmant une vision sensible et fédératrice. En chantant ce qui la traverse, elle raconte aussi les autres, dans toute leur complexité.
L’artiste qui symbolise la grâce en musique ?
Beyoncé avec « Me, myself and i ». Je reste à chaque fois épatée par la manière dont elle parle de sa rupture et de son indépendance, avec autant de conviction que de vulnérabilité.
Dans 10 ans, tu es où ?
Tout en continuant à faire de la musique, j’aimerais aussi être sur le terrain et mettre mon énergie ainsi que ma visibilité au service de l’égalité des chances.
Travailler avec un orchestre symphonique, ça te botte ?
Ça fait partie de mes objectifs de carrière. Même si ce n’est pas un univers que je maîtrise, la puissance émotionnelle d’un morceau porté par autant d’instruments me touche profondément.
Pourquoi la musique plutôt que gestionnaire de paie ou funambule ?
La musique a une vraie place thérapeutique dans ma vie. Je ne communique pas facilement, et certains sujets sont plus simples à aborder à l’écrit.
Le ou la musicienne avec qui tu rêves de travailler ?
En artiste actuel, Kaytranada. Sa façon de mêler groove, modernité et émotions résonne avec mon univers.
Le meilleur concert que tu as vu cette année et pourquoi ?
IAM aux Francofolies ! Un concert très symbolique qui m’a rappelé l’époque où mon grand frère me faisait découvrir le rap. Et surtout, une vraie leçon d’énergie scénique, intacte malgré les années.
Une esthétique différente de la tienne vers laquelle tu aimerais te diriger le temps d’un album ?
Pourquoi pas coupler la rumba congolaise avec le R&B ou la neosoul ? Si un jour j’étais amenée à le faire, j’aimerais composer ce projet directement sur place, dans le pays d’origine de mon père.
Le meilleur moment de ta carrière musicale ?
Ça a été de jouer devant des enfants, dont l’un avait 4 ans et était aveugle. Sa mère m’a raconté qu’il avait dansé sans s’arrêter, tout au long du concert.
Ce que tu écoutes en boucle ?
The Miseducation of Lauryn Hill. Un projet qui m’accompagne depuis longtemps, dans ma vie personnelle comme artistique. Lauryn Hill y met en lumière avec transparence ses forces et ses vulnérabilité, et montre comment apprendre et désapprendre ce que le monde lui a enseigné - des thèmes qui résonnent aussi dans ma musique.
Single Vitesse sorti le 20 février



