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l'Oeil d'Opus : Etane

Opus
4 sept.
3 min de lecture

Parce que la jeune scène musicale toulousaine est foisonnante et qu’elle a besoin d’être soutenue, Boudu vous présente chaque mois, en partenariat avec Opus Musiques, un nouvel artiste. En septembre, Etane.


Etane - © Paloma Riberolle

Originaire d’Occitanie, Etane pose les contours d’un univers vaporeux et inflammable, entre poésie et pop alternative. Mais c’est par le rap que la chanteuse débute, et forme le groupe Minuit 4 avec son frère et une autre fratrie. En 2023, son envie de projet solo prend forme avec le single « Si tu peux », aux multiples influences. Chanson française, sonorités rap et influences électroniques, Etane évolue entre la sensibilité de Mylène Farmer et l’univers mystique d’Aurora, tout en étant marquée par la vision avant-gardiste d’Ateyaba ou Laylow. À la fois chaleureuse et explosive, sa musique semble sans frontières. D’autres morceaux naissent ensuite, comme « Keep Memories » ou « Embrase », qui captivent le public à chaque live. Entourée de Paloma et DaStorm, elle construit une prestation scénique unique à travers plusieurs performances marquantes : première partie de Zinée au Metronum, finale Rappeuses en Liberté au MaMA Festival, et représentation de sa région à la finale du Buzz Booster 2025.


L’artiste qui symbolise pour toi la grâce en musique ?

Aurora et je suis très touchée par The Seed. La grâce et sa force à l’état pur.


Dans dix ans, tu es où ?

Entre la mer, la campagne et les grandes villes. Je me vois toujours alterner entre le calme et les aventures musicales et humaines qui me font frissonner.

  

Travailler avec un orchestre symphonique, des choristes… ?

Des choristes, ce serait le rêve.


Qu’est-ce que tu ressens sur scène que tu ne ressens nulle part ailleurs ?

Sur scène, je me sens commeun membre à part entièrede la foule.


Pourquoi la musique plutôt que le jardinage ?

Faire de la musique, c’est un peu comme jardiner des idées. Ça germe puis il faut tout mettre en place avec une grande patience pour faire naître des fleurs, avant de pouvoir les offrir aux regards de tous.


Le ou la musicien·ne connu·e avec qui tu rêves de travailler ?

Ça change souvent. En ce moment ce serait Naika. Elle m’évoque une féminité très puissante qui me fait penser à Dalida. Je pense aussi à Ray avec laquelle je rêve d’un coaching vocal en tête à tête.


Le meilleur concert que tu as vu cette année et pourquoi ?

Buena Vista Social Club, tellement généreux dans le jeu et porté par une musicalité folle.


Une esthétique différente de la tienne vers laquelle tu aimerais te diriger le temps d’un album ?

Trap et chanson française style Piaf mais à ma sauce.


Le meilleur et le pire moment de ta carrière musicale jusqu’à maintenant ?

Le meilleur moment, c’est le soir où toute ma famille est venue me voir jouer. C’était tellement beau de voir que mon parcours a participé à nous rassembler. Le pire moment, c’est le même soir, quand on a appris des heures après le concert que mon seul cousin absent ce soir-là s’était suicidé. Depuis j’ai peur que chaque moment intense de joie soit suivi d’une douleur.


Ton lieu à Toulouse ?

Le Studio Silk et leur colocation. C’est mon havre de paix.


Ce que tu écoutes en boucle ?

Quand je commence à écouter du Sheldon, je ne m’arrête plus.


Tes sources d’inspiration ?

La nature et ses cycles, ses mystères, sa fragilité et sa puissance, les insectes, etc.


L’instrument dont tu rêverais savoir jouer ?

Le piano, faut que je m’y mette !

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