La force placide
- Stéphane Thépot
- il y a 59 minutes
- 8 min de lecture
Ancien bras droit de Pierre Cohen lors du passage de la gauche au Capitole entre 2008 et 2014, François Briançon a réussi le tourde force d’allier toute la gauche, à l’exception de LFI, en vue des municipales... et d’en être la tête de liste ! Mais qui est vraiment ce professionnel de la communication, biberonné à la politique depuis sa plus tendre enfance, qui rêvait d’être musicien ? Boudu a mené l’enquête.

Le socialisme, c’est sa potion magique. Comme Obélix, François Briançon est tombé dedans tout petit. À Colomiers, berceau d’une lignée très politique, il tète dès son plus jeune âge à la mamelle du parti à la rose de Léon Blum et François Mitterrand. « Ma mère, enseignante, a été adjointe au maire. AlexRaymond lui avait confié la famille et les quartiers », rapporte l’un des quatre enfants de Lolita, née Gonzalez, fille d’un républicain andalou de Tolède venu travailler dans le bassin minier de Carmaux. Des décennies avant lui, son père fut le « patron » de la fédération du parti socialiste de la Haute-Garonne, héritière de la vieille SFIO (section française de l’internationale ouvrière). Décédé en 2019, « Tony » Briançon restera surtout dans les coulisses comme le bras droit de l’inoxydable maire de Colomiers qui a accompagné la mue de cet ancien village de 3 000 habitants aux portes de Toulouse en « ville nouvelle ». Son frère Christophe, ancien joueur de rugby sous le maillot de l’US Colomiers, est aujourd’hui le premier adjoint de Karine Traval-Michelet, maire de la deuxième ville du département... et inexpugnable bastion des troupes socialistes sur ces anciennes terres radicales. « À la section de Colomiers, ils avaient l’habitude de tous voter comme un seul homme », rapporte un ancien adjoint de Pierre Cohen, dernier maire PS de « la ville rose ».
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