Land of the Free
Depuis l’été, deux historiennes ont posé leurs valises, à quelques mètres de distance, au sein de l’Université Toulouse - Jean Jaurès. Un exil, temporaire, pour fuir les États-Unis de Trump. À quelques semaines des midterm, Boudu est allé à leur rencontre.

Deux parcours différents et pourtant. Pour les historiennes Alexandra Hui et Caroline Séquin, le constat est similaire : la situation n’était plus tenable. La première enseignait dans le Mississippi, « dans cette grosse université de recherche au milieu de nulle part, dans le deep south, en pleine campagne », après une enfance dans une famille de hippies californiens. Quant à Caroline Séquin, ses attaches familiales sont d’abord lorraines. Les États-Unis furent une opportunité inattendue, alors qu’elle était en licence d’anglais : une année à l’étranger pour parfaire son niveau, elle qui se voyait devenir professeur dans le secondaire. Une expérience qui la conduit à poursuivre ses études outre-Atlantique, à l’Université de Chicago, pour une thèse, puis en Pennsylvanie pour un poste au Lafayette College, en plus d’une double nationalité fraîchement acquise.
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