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LGV : Beaucoup de bruit pour rien

Il était attendu de pied ferme. En visite à Toulouse le 19 avril, le président de la SNCF Guillaume Pepy a été sommé par les journalistes de préciser sa position sur l’hypothétique ligne à grande vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux. Lors de la matinale de France Inter du 10 avril, ses propos avaient été interprétés par certains comme une remise en question de l’avenir du super-projet à 7,5 milliards d’euros. Au point de pousser le maire de Toulouse à lancer une pétition de soutien et pavoiser la façade du Capitole aux couleurs du projet. « Mes propos ont été mal compris. Dire qu’aucun chantier de LGV n’est en cours ne veut pas dire qu’il n’y a pas de projet, a clarifié Guillaume Pepy. Et ce n’est plus la SNCF qui décide, mais les élus et l’État. Lorsque le financement et le calendrier seront fixés, la SNCF sera heureuse de construire la ligne et d’exploiter le TGV. » Dont acte. Voilà les « grands élus » d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine – présidents de région et maires en tête – rassurés, eux qui craignaient de voir le projet délaissé. Déclaré d’utilité publique par le Conseil d’État en juin 2016, le programme suit son cours malgré plusieurs recours en justice. Il est désormais entre les mains de deux experts indépendants chargés par le gouvernement de réfléchir à l’épineux sujet du financement. Leurs conclusions sont attendues pour cet été. Et après ? Ce sera au nouveau gouvernement de trancher.

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