SOS bénévoles
- Axelle SZCZYGIEL
- 4 oct.
- 6 min de lecture
Multiplication des associations, nouvelles formes d’engagement, contraintes administratives décourageantes... Le recrutement de bénévoles en Haute-Garonne, comme ailleurs en France, fait face à des défis croissants, poussant les associations à revoir leurs méthodes.

MJC en danger » : à Auriac-sur-Vendinelle, la sonnette d’alarme a pris la forme d’un tract, au titre éloquent, distribué un jour de marché de la fin mars, sous la halle de cette commune de 1080 âmes située dans le nord-est du Lauragais. « Depuis 30 ans, la MJC anime le village et participe à la vie locale en proposant divers clubs d’activité, fréquentés encore aujourd’hui par une centaine d’adhérents, est-il écrit. Aujourd’hui, faute de bénévoles, la MJC ne pourra pas démarrer la saison 2025-2026. » Cet appel à un sursaut citoyen est symptomatique de la situation vécue par une majorité d’associations françaises : en 2024, la question des ressources bénévoles était la principale source d’inquiétude pour six associations sur dix (enquête Recherches et Solidarités, Le moral des responsables associatifs).
Désengagés, les Français ? Pas vraiment : qu’ils aient envie d’être utiles pour les autres, de rencontrer de nouvelles personnes, de défendre une cause, d’acquérir des compétences ou de trouver une forme d’épanouissement personnel, près d’un quart des Français disent avoir donné de leur temps dans au moins une association l’année dernière (baromètre IFOP Les Français et le bénévolat), un chiffre relativement stable depuis une quinzaine d’années, hors période Covid. Mais le nombre d’associations, lui, ne cesse d’augmenter, multipliant les possibilités d’engagement. Chaque année en Haute-Garonne, il se crée en moyenne 10,6 associations pour 10 000 habitants, dans les domaines de la culture, du sport et des loisirs, comme dans ceux relevant du service public (social, éducation, formation, santé…). Il y aurait environ 30 000 associations actives dans le département pour un vivier d’environ 280 000 bénévoles. La concurrence peut donc être rude.
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à boudulemag.com pour continuer à lire ce post exclusif.
