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Surtourisme, comment l’éviter ?

Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent dans toute l’Europe pour dénoncer les effets du surtourisme sur les populations locales. Alors que ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, Boudu a cherché à savoir s’il avait déjà atteint les rivages de l’Occitanie, et si notre territoire était suffisamment armé pour y résister.


« Dans un village, l’irritation des habitants commence à partir de 10 visiteurs. À Barcelone, il en faut plusieurs centaines de milliers » , Jean Micoud, directeur du Comité départemental du tourisme de la Haute-Garonne

Venise, Barcelone, Saint-Sébastien, Canaries, Baléares, la colère gronde, partout. L’irritation, pour ne pas dire l’exaspération, des populations locales à l’égard de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le surtourisme se voit, s’exprime, s’entend à tous les coins de rue, particulièrement autour du bassin méditerranéen. Un ras-le-bol que Jean Pinard, ancien directeur du Comité régional du tourisme d’Occitanie, juge aussi logique que préoccupant. Et de dénoncer le double discours des pouvoirs publics : « Il y a un peu de schizophrénie à Venise, quand on voit que tout en s’insurgeant contre le surtourisme, ils doublent la capacité d’accueil de l’aéroport. Idem aux Canaries où les pouvoirs publics continuent d'accompagner les compagnies dans l’ouverture des lignes. » Pour celui qui est désormais devenu consultant en progrès touristiques, le problème vient surtout d’une absence de régulation, en partie liée à l’explosion d’Airbnb : « Avant, quand on construisait un hôtel à Barcelone, on faisait une étude de marché et les travaux démarraient quand on était sûrs de le remplir. Le marché s’autorégulait au regard de l’offre et de la demande. Avec Airbnb, ce n’est plus le cas. Résultat ? On ne maîtrise plus rien. » Pis, le professionnel du tourisme observe une détérioration des relations entre touristes et riverains. « On assiste à une forme de rejet de l’autre. Avant, on considérait que le touriste était une aubaine. Aujourd’hui, c’est moins le cas, notamment parce qu'en particulier sur la côte, il ne génère pas des emplois très qualifiés. La population en vient à se demander si elle est la vraie gagnante de l’économie touristique. »

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