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Vaisselle, cocktails et Ver de terre – Arnaud Daguin

Où êtes-vous ? Chez moi à Paris au 7e étage plein Sud place de Clichy.

Pouvez-vous décrire l’atmosphère qui règne autour de vous, aussi loin que porte votre regard ? Paris vu d’en haut mais vide, comme un décor de cinéma des années 1930 peint en studio, soigneusement reproduit et dénué de toute vie.

Que faites-vous de vos journées ? Je bosse, je lis, je cuisine, fais des cocktails et la vaisselle.

Que faites-vous de vos nuits ? Je baise, je lis et regarde des films ou des documentaires.

Que lisez-vous ? Régis Jauffret (Papa, ed. Seuil) et Cédric Rabany (Les agronautes, ed. Nouriturfu).

Que regardez-vous ? « Ver de terre productions » sur youtube, notamment les leçons de Marc Henri sur « l’eau dans la cellule » c’est le physicien le plus barré que je connaisse, vertigineux !

Qu’écoutez-vous ? Arvo Pärt / Serge Lama / Eric Truffaz / Michel Sardou (je vis avec Agnès).

Que mangez-vous ? De tout.

De quoi avez-vous peur ? De rien.

Ce qui vous manque le plus depuis que vous êtes confiné ? Les bistrots.

Votre source principale d’information ? Twitter / Linkedin.

Ce que vous inspirent ces événements ? Consterné mais pas étonné, ça fait un moment qu’on cherche, on va finir par trouver comme disait ma grand-mère Lucienne juste avant d’envoyer la torgnole (rare, la torgnole, donc efficace).

La personnalité historique que vous aimeriez ressusciter pour nous sortir du pétrin ? Diogène pour nous ramener du pétrin au tonneau, et nous apprendre à dire à quiconque : « Ôte-toi de mon soleil ! ».

La pensée la plus intelligente que vous ayez lue/vue au sujet de ces événements ? « Nous ne sommes pas en guerre ! » Sophie Mainguy

La plus idiote ? « Nous sommes en guerre ! » Emmanuel Macron

Ce qui vous donne de l’espoir ? « La Vie est belle », Hervé Covès (De grâce, lisez, regardez, écoutez Hervé Covès).

Ce qui vous aide à relativiser ? Les cocktails.

Ce qui vous permet de lutter contre le sentiment de ne servir à rien ? Faire pour mes co-confinées des œufs Benedicte aux épinards frais pour le petit dej’. (Pas de hollandaise mais le jus des épinards monté au beurre demi sel, « Touchy but delicious »).

La première chose que vous ferez, le premier lieu où vous vous rendrez quand tout cela sera fini ? Au bistrot.

La personne qui vous inspire le plus de respect depuis le début de ces événements ? Agnès.

Ce qui ne sera plus jamais comme avant ? Le monde.

Ce que vous vous jurez de changer une fois la crise passée, tout en sachant que vous ne tiendrez pas ce serment ? Mollo sur les cocktails.

Arnaud Daguin

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