Enquête

Nadia Pellefigue : La chalengeuse

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le 6 septembre 2019 Temps de lecture : 15 min.
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Nadia Pellefigue est l’une des premières à être sortie du bois. Chargée par le Parti socialiste, avec le sénateur Claude Raynal, de rassembler la gauche pour les élections municipales de mars prochain. La vice-présidente de la Région Occitanie et fondatrice du mouvement UNE,  n’ignore rien de la difficulté qui l’attend, ni de son déficit de notoriété. Elle entend pourtant créer la surprise au printemps, et déloger Jean-Luc Moudenc de son fauteuil de maire. Six mois avant l’échéance, elle nous a expliqué comment elle comptait s’y prendre pour changer la ville.

Jean Couderc : Pourquoi voulez-vous devenir maire de Toulouse ?

Nadia Pellefigue : J’ai la profonde conviction que Toulouse, 4e métropole de France, bientôt 3e, n’est pas la Métropole qu’elle devrait être. Cela pourrait être une ville qui fourmille davantage sur les plans économique, culturel, sportif. Il y a besoin d’un souffle, d’une énergie nouvelle. Elle pourrait par exemple être en pôle sur la transition écologique. Toulouse, cela ne peut pas être que la Ville rose, des images d’Epinal, et une gestion un peu pépère.

Considérez-vous que les maires qui se sont succédés à Toulouse ont manqué d’ambition ?

Force est de constater qu’il y a un déficit à la fois de grands projets mais aussi de mise à niveau de la ville dans ses infrastructures. Le retard qui a été pris en matière de transports est tel que si on ne fait rien dans les 10 ans, y compris au-delà de ce qui est proposé aujourd’hui, Toulouse va s’asphyxier. On a d’un côté une évolution démographique extrêmement forte et de l’autre une incapacité à pouvoir anticiper. Mais cela se joue aussi sur des questions d’urbanisme. On a besoin de densifier pour éviter l’étalement urbain. Mais tout est une question de cohérence.

C’est-à-dire ?

J’ai le sentiment que Toulouse se fait sans véritable maitrise, ni vision posée. On voit bien qu’il y a des partenariats qui ne se sont pas établis au niveau institutionnel, des dialogues qui ne se sont pas engagés avec les acteurs économiques. Toulouse doit être une ville où il y a plus de débats, et avoir des ambitions plus fortes, pas seulement d’un point de vue économique. Notamment celle qu’un plus grand nombre vivent mieux. On ne peut pas se contenter, en 2019, d’être le siège mondial de l’aéronautique et du1

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