Au combat
- Jean Couderc

- 3 juil.
- 13 min de lecture
Le 24 juin 2016, les conseillers de la région issue de la fusion territoriale entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées baptisaient la nouvelle entité « Occitanie ». Dix ans après, la présidente Carole Delga se livre à l’exercice du bilan. Où l’État, sans surprise, en prend pour son grade.

Que vous inspire cette décennie aux commandes de la Région Occitanie ?
Tout d’abord que je ne l’ai pas vue passer. Ensuite que du chemin a été parcouru. Je dois reconnaître que j’avais quelques inquiétudes au début de mon mandat. Tout au long de la campagne électorale, j’avais pu mesurer le nombre de sujets complexes à arbitrer. Et puis, il y avait le challenge de réussir l’union, c’est-à-dire de créer une dynamique à l’échelle d’une région, alors que certains départements, les Pyrénées-Orientales, le Gard et l’Hérault pour ne pas les citer, pour des raisons différentes, étaient circonspects.
Avez-vous le sentiment, sur le terrain, que l’Occitanie est désormais une évidence pour ses habitants ?
La présence sur le terrain amène de la lucidité et de la modestie. Soyons honnêtes : ces histoires institutionnelles, ce n’est pas la préoccupation première des gens qui se demandent surtout comment ils vont boucler leur fin de mois. Font-ils la différence entre une Région, un État et un Département ? Je n’en suis pas sûre. Mais quand on se compare, on se console.
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à boudulemag.com pour continuer à lire ce post exclusif.



