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L’heure de gloire

  • Photo du rédacteur: Jean Couderc
    Jean Couderc
  • il y a 6 minutes
  • 19 min de lecture

Sauf improbable coup de théâtre, Thomas Fantini devrait succéder, le 11 juin prochain, à Pierre-Olivier Nau à la tête du Medef 31. Une consécration pour ce restaurateur qui se rêvait rugbyman professionnel et qui a su trouver, dans le monde des affaires, une compensation à la hauteur de ses (hautes) ambitions. Mais cette distinction suffira-t-elle à rassasier ce petit-fils de l’immigration italienne et espagnole qui semble prendre un malin plaisir à repousser sans cesse ses limites ? C’est ce que nous avons cherché à savoir.


Thomas Fantini  - ©Frédéric Scheiber

Difficile de ne pas avoir entendu parler de Thomas Fantini tant il est partout, dans tous les réseaux, cercles ou syndicats influents de la ville. Le CFA de Blagnac ? C’est lui. Le Zénith de Toulouse ? C’est lui. L’Hippodrome ? C’est toujours lui. Le Bibent ? C’est encore lui. N’en jetez plus, la liste est aussi longue qu’un inventaire à la Prévert. Aujourd’hui, à Toulouse, le fondateur de la Pergola est incontournable. Et ce n’est pas sa (très) probable élection, le 11 juin prochain, à la tête du Medef qui risque de changer la donne.


Membre du conseil d’administration du puissant syndicat patronal, Céline Bon ne l’imagine pas s’arrêter en si bon chemin : « Cette présidence ne sera qu’une étape dans sa carrière. » Mais quelle pourrait être l’étape d’après ? La politique ? La présidente de Prevaly ne l’exclut pas : « Il l’a dans le sang, il sait fédérer. À l’avenir, il y a peut-être un autre chemin qui se dessine pour lui... »

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