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Chilly Gonzales : Subvercial

Le pianiste canadien Chilly Gonzales est un type étonnant. Physiquement, on dirait Messmer qui a mangé Kusturica. Artistiquement, c’est un mélange de Michel Legrand version 2.0, de Liszt rap et de Zygel grunge. Musicien de son temps, il a tout digéré : le dévoiement du punk, le règne du divertissement, la marchandisation de l’art, la mainmise de la pop et du rap sur le monde de la musique, et la défiance de ses contemporains pour les structures compliquées de la musique classique. Certains trouvent ce tableau désespérant, mais lui s’en réjouit, qui aborde la musique comme un joueur exalté et pas comme un virtuose affecté. Depuis 10 ans, ses mélodies cadencent les pubs pour les banques en ligne et les iPads Rétina, assaisonnent les tubes de Daft Punk, les hits de Feist et les chansons d’Aznavour, et donnent parfois de grands disques, tels Ivory Tower (2010) ou l’onctueux Room 29 (2017), coécrit avec le dandy pop et ex-leader de Pulp, Jarvis Cocker. Le 28 septembre, il sera, comme il y a 12 ans, l’invité du festival Piano aux Jacobins pour une carte blanche très attendue à la Halle aux Grains. Sans doute les conditions idéales pour approcher le phénomène, et profiter de la capacité de ce concertiste au dos plié et aux airs penchés, à être, comme il se définit lui-même, « subversif et commercial à la fois. »

Piano aux Jacobins – Carte blanche à Chilly Gonzales à la Halle aux Grains jeudi 28 septembre à 20h


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