Le tour des urnes périphériques
- Stéphane Thépot
- il y a 50 minutes
- 8 min de lecture
En mars, toutes les planètes municipales ne seront pas alignées sur la course au Capitole. À couteaux tirés comme à Muret ou comme dans du beurre à Portet, chaque scrutin mérite d’être scruté. Non pas comme le dernier rendez-vous dans l’isoloir avant l’élection présidentielle de 2027, mais plutôt pour tenter de percer ce que les urnes diront de l’état des liens de proximité des habitants avec leurs élu(e)s. En 2020,à la veille du confinement, la participation avait chuté sous la barre des 50% au premier tour dans toute la France. Une claque pour ces hommes et ces femmes décrit(e)s « à portée d’engueulade »... et parfois de gifles, qu’elle soient physiques ou symboliques !

À Portet-sur Garonne, en 2020, un peu moins de 2000 personnes (30%) se sont déplacées pour reconduire Thierry Suaud à un troisième mandat municipal. À nouveau sans candidat face à lui, le maire sortant (PS) n’apprécie guère les moqueries établissant un parallèle avec la Corée du Nord. « En 2020, j’ai obtenu davantage de voix que tous mes opposants n’ont jamais réunies », fait valoir l’élu de cette commune plus connue pour sa zone commerciale XXL que pour le calme de ses vieilles villas de briques et de galets en bord de fleuve. À 58 ans, il fait campagne dans le noyau villageois comme dans les HLM construites en bordure de l’ancienne route d’Espagne. Objectif affiché : mobiliser « plus de 40% » des 6 600 électeurs inscrits. « Même pour voter blanc ».
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