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Pays imaginaire – Cosplay

Dernière mise à jour : 5 janv.


Le cosplay, contraction de costume player, désigne l’art de prendre l’apparence et les mimiques d’un personnage. À Toulouse, ils sont nombreux à se préparer pour le prochain Toulouse Game Show. Un groupe de passionnés a même rassemblé ses forces au sein de l’association Occitanie Cosplay pour créer des costumes et des décors toujours plus impressionnants. Qui sont ces fans de couture, de mousse, d’impression 3D, de maquillage, de peinture et d’argile ? 



Noémie, 22 ans, étudiante en master de français langue étrangère

J’ai toujours aimé me déguiser. Petite, j’étais la première à vouloir faire des spectacles devant les parents. Mais c’est pendant le Covid, en allant sur TikTok, que j’ai vraiment découvert l’univers du cosplay. J’ai commencé à m’intéresser aux mangas au même moment, notamment avec les séries Assassination Classroom et My Hero Academia. Ça va faire deux ans que je fais mes propres cosplays.

Mirko, de My Hero Academia

Dans My Hero Academia, tout le monde a des pouvoirs et grâce aux héros professionnels le taux de criminalité baisse. Dans ce manga, on suit Izuku Midoriya, qui lui n’a pas de pouvoir et souhaite devenir un héros professionnel. Mirko, elle, est une lapine héroïne professionnelle. Elle a une forte personnalité et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Je trouve que c’est une très belle représentation de la femme dans la société. C’est un des seuls cosplays animés que j’ai fait entièrement à la main.


Mirko, de My Hero Academia
photo: Orane Benoit

Pierre (alias Sushi), 39 ans, géomètre

J’ai habité un an dans un petit appartement à Paris. Je m’ennuyais. Pour passer le temps, j’ai commencé à créer des costumes. Au départ, je faisais du Pepakura, des modèles en papier. Puis j’ai conçu une première armure qui n’était pas assez symétrique à mon goût, donc elle est partie à la poubelle. Je suis un maniaque de la symétrie ! J’ai fini par acheter une imprimante 3D. Il n’y a pas de manuel, donc je me suis formé sur des forums.


Pierre devient Dohko, personnage de Saint Seiya
photo: Orane Benoit

Dohko, personnage de Saint Seiya

C’est un personnage emblématique de la série, mais on le voit très peu. Il est très vieux et il utilise de la magie pour redevenir jeune. J’ai choisi ce personnage parce que je trouve que l’armure est vraiment badass. Avec les impressions 3D, on peut faire de grosses pièces. Elle m’a pris environ 2 mois et demi d’impression 3D sur plusieurs machines puis environ trois mois à la post-traiter. Il faut être patient et débrouillard.


Dohko, personnage de Saint Seiya
photo: Orane Benoit

Takashi, 36 ans, infographiste

J’ai commencé à m’intéresser au manga quand j’étais au collège. Puis j’ai participé à des conventions avec des amis et on a fini par s’inscrire à des ateliers de couture pour apprendre à créer nos costumes. Ça fait 15 ans que je fais du cosplay. Il y a des vêtements de certains personnages que je porte même au quotidien. Je me suis spécialisé dans la coiffure des perruques que l’on appelle wig. Car il ne suffit pas de la placer sur la tête. Il y a tout un travail pour qu’elle respecte l’implantation capillaire du personnage. Ça peut prendre plusieurs jours !


Takashi devient Sasuke Uchiwa, ninja du village de Konoha dans Naruto
photo: Orane Benoit

Sasuke Uchiwa, ninja du village de Konoha dans Naruto

Des membres de son clan et de sa famille ont été assassinés quand il était petit. Dans l’histoire, il essaie de comprendre pourquoi. J’aime beaucoup ce personnage car sa façon de penser évolue énormément. J’ai un handicap qui me fait trembler, et je préfère coudre à la main. Ça me permet de me concentrer et de ne pas trembler. Ça m’aide énormément. J’ai cousu quasiment toute la tenue et j’ai travaillé la wig.


Sasuke Uchiwa, ninja du village de Konoha dans Naruto
photo: Orane Benoit

Mathéo, 37 ans, chef d’entreprise dans l’informatique

J’ai découvert le cosplay en 2007 lors du premier TGS. L’année d’après, j’ai fait un cosplay de Braveheart, un viking et un personnage du manga Fullmetal Alchemist. À cette époque-là, on pouvait entrer avec de vraies haches ! Les gens s’arrêtaient pour prendre des photos, ça m’a donné envie de continuer.


Mathéo
photo: Orane Benoit

Kakashi Hatake, jônin du village caché de Konoha, dans Naruto

Toute l’histoire débute et se termine avec lui. C’est un des personnages ninja les plus importants de la série. En plus d’être le maître de Naruto, il va devenir Hokage, un des chefs de la communauté. Kakashi fait équipe avec Naruto pour arrêter un méchant qui veut détruire le monde des ninjas. Je l’ai choisi parce qu’il représente quelque chose de fort. Il se bat pour les autres, ça me correspond bien. J’essaie toujours d’œuvrer pour les autres, que ce soit dans l’association Occitanie Cosplay ou dans mon entreprise. Sur ce cosplay, j’ai travaillé le tissu pour faire les manchettes et le buste, et j’ai fabriqué les chaussures à partir d’une ancienne paire. Le reste, c’est de la mousse.


Kakashi Hatake, jônin du village caché de Konoha, dans Naruto
photo: Orane Benoit

Paula, 24 ans, cheffe de projet en sécurité informatique

Je suis née le 16 février, le jour du carnaval. Donc tous mes anniversaires étaient déguisés et j’ai toujours aimé ça. Au début, je faisais des « cosplay placard ». C’est le fait de prendre des tenues que l’on a déjà et qui ressemblent à un personnage. Depuis deux ans, je fabrique mes costumes. Ce qui me plaît, c’est le côté théâtral du cosplay. Quand je me déguise en fée, avec mes ailes dans le dos, je me dis qu’à tout moment, je peux décoller ! Mon rêve, ce serait de vivre du cosplay.


Paula
photo: Orane Benoit

San, de Princesse Mononoké

C’est une jeune fille élevée dans la forêt par une déesse louve. Dans le film, les humains détruisent une partie de la nature et cherchent à tuer le dieu cerf. L’objectif de Princesse Mononoké, c’est de protéger la nature et le dieu cerf. Qui n’a pas envie d’avoir une maman louve géante ? J’ai choisi ce cosplay parce que le personnage me tenait à cœur, mais aussi parce qu’il était idéal pour commencer la couture. J’ai cousu la robe, le tablier, et l’énorme fourrure qu’elle porte sur son dos. Les accessoires sont en argile. Tout est un travail de modelage, découpage et peinture, notamment avec la technique du wheathering qui permet de salir et vieillir un costume.


San, de Princesse Mononoké
photo: Orane Benoit

Arnaud, 33 ans, chef d’entreprise dans le multiservices

J’ai acheté mon premier costume il y a 10 ans pour aller au TGS. De fil en aiguille, ça m’a plu ! Puis il y a cinq ans, j’ai fabriqué mon premier costume. J’ai toujours été fan de la période médiévale, des templiers et des vikings donc mes cosplays sont souvent liés à ces thématiques.


Arnaud
photo: Orane Benoit

Un nain dans le Seigneur des Anneaux

J’ai toujours préféré les personnages qui tapent fort, sans trop de subtilité. Je suis un peu comme ça dans la vie… Quand j’ai envie de faire quelque chose, je ne réfléchis pas, j’y vais et rien ne peut m’arrêter. Je peux passer la nuit à travailler sur une pièce pour la terminer. Je n’ai pas de patience. Le nain, c’est un costume que j’ai fait à 100%, avec l’aide de Pierre pour les éléments à réaliser avec l’imprimante 3D. C’est un costume qui tient très, très chaud !


Un nain dans le Seigneur des Anneaux
photo: Orane Benoit

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