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  • BOUDU

Zurbarán – Personal Jesus

En France, les Zurbarán sont rares. Dans les musées du pays, les toiles de ce grand manitou espagnol du clair-obscur, qui savait si bien marier le beau et l’austère, se comptent sur les doigts de deux mains. Comme Montpellier, qui conserve au musée Fabre une adorable Sainte-Agathe à l’air pensif, Toulouse possède désormais son propre Zurbarán. Un enfant Jésus sur fond de paysage de Medellín issu de la collection des ducs de Sotomayor, déjà exposé à Séville et Grenade, et acquis en début d’année par la fondation Bemberg. Le jour de la présentation à la presse à l’hôtel d’Assézat, le directeur de la fondation, Philippe Cros, s’est laissé aller à la confidence : « Nous avons fait une belle affaire. Le jour des enchères, un froid glacial régnait sur Madrid. Si bien que de nombreux acheteurs ne se sont pas déplacés. Nous avons acquis le tableau a un prix que nous tairons, mais qui est raisonnable pour une œuvre de cette qualité ». Vérification faite, il ne faisait pas si froid les 27 et 28 février à Madrid (4°C minimum au petit matin. 10°C l’après-midi), et le tableau est effectivement parti à 400 000 euros (le prix de réserve), loin, bien loin du montant envisagé avant la vente par la presse spécialisée espagnole, notamment Ars magazine, qui tablait sur le double… 

Zurbarán visible à la fondation Bemberg, hôtel d’Assézat. 

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