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Moudenc, fin de règne ?

  • Photo du rédacteur: Jean Couderc
    Jean Couderc
  • 2 mars
  • 7 min de lecture

Entré au Capitole en 1987 sur la liste de Dominique Baudis, Jean-Luc Moudenc briguera, les 15 et 22 mars prochain un troisième mandat de maire de Toulouse. Saura-t-il convaincre les Toulousains de lui faire confiance pour mener à bien la bifurcation écologique qu’une majorité d’habitants semble appeler de ses vœux ? Rien n’est moins sûr, même si ses opposants de gauche, une nouvelle fois divisés au premier tour, pourraient lui faciliter la tâche…


Jean-Luc Moudenc - © Rémi Benoit

Dans une époque où le dégagisme a plutôt le vent en poupe, la longévité n’est sans doute plus une valeur cardinale. Et même si Jean-Luc Moudenc assure que les Toulousains qu’ils croisent sur le terrain sont « rassurés de le voir toujours en poste dans les temps incertains que l’on traverse », difficile de croire que le phénomène de lassitude n’atteint pas les rives de la Garonne. Reste que le maire de Toulouse sera bel et bien sur la ligne de départ le 15 mars prochain. À 65 ans, celui qui officie encore au ministère de l’Économie et des finances en tant que contrôleur général se dit toujours aussi passionné par sa ville et l’action municipale. S’il concède volontiers une conversion tardive à la question climatique, il en fait aujourd’hui une arête importante de son bilan, n’hésitant pas à rappeler à l’envi les 100 000 arbres plantés et les nombreuses lignes de vélo créées au cours du dernier mandat. Convaincu que le dynamisme démographique est une « chance » pour la Métropole et que l’arrivée de la ligne C du métro démontre l’attractivité de Toulouse, il considère en revanche que l’arrivée au Capitole de la gauche pourrait remettre en cause « la prospérité de Toulouse ». Une perspective qui l’amène à ne pas ménager ses efforts pour décrédibiliser le programme de ses opposants, n’hésitant pas à ranger dans le même sac le socialiste Briançon et l’insoumis Piquemal dans une formule dont lui seul a le secret, « Un François peut en cacher un autre », et à présenter (caricaturer ?) la coalition de gauche écologiste comme hostile à l’aéronautique et au développement économique.

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