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Si loin, si proche

  • Photo du rédacteur: Jean Couderc
    Jean Couderc
  • 2 mars
  • 17 min de lecture

En juin 2020, une liste imaginée, composée et menée par des citoyens passait à deux doigts de délogerJean-Luc Moudenc de son fauteuil de maire de Toulouse. Finalement battue par le locataire du Capitole, Archipel Citoyen n’en fut pas moins l’attraction majeure du dernier scrutin. Six ans plus tard, les principaux protagonistes nous racontent comment ils ont vécu, de l’intérieur, cette aventure, près de 20 ans après celle des Motivé-e-s.


Maxime Le Texier, lors de la réunion inaugurale d’Archipel Citoyen - © Rémi Benoit

Ce dimanche 28 juin 2020, en début de soirée, les troupes de Jean-Luc Moudenc ne cherchent pas à masquer leur soulagement, dans le salon rouge du Capitole, à l’annonce de la réélection du maire de Toulouse. Il faut dire que le coup est passé près. Le dernier sondage, publié une semaine avant le second tour, donnait encore Antoine Maurice, tête de liste d’Archipel Citoyen, en tête. Un scénario pourtant difficilement envisageable six mois plus tôt. Et encore moins trois ans avant lorsqu’une poignée d’énergumènes se réunissent à Brax pour jeter les bases de ce mouvement citoyen. Parmi eux, ce jour-là, il y a François Lépineux. Fraichement élu à la mairie locale, il expérimente, au sein de sa commune, une forme de municipalisme en intégrant les citoyens au débat. À la Métropole, il vient de créer, avec Marc Péré, le maire de l’Union, le groupe La Métropole citoyenne, pour organiser la résistance, en marge des partis.


Maxime Le Texier est aussi de cette fameuse réunion à Brax.  « Titillé » par l’engagement de son frère au sein de différentes ONG, cet ingénieur aéronautique d’Airbus considère la question climatique « cruciale » depuis la naissance de sa fille en 2006. Le soir, après avoir désigné des cockpits d’avions toute la journée, il tente de soigner « sa schizophrénie » en s’impliquant dans l’associatif. Président d’une AMAP, il s’investit également dans Oxfam où il se retrouve à faire du plaidoyer auprès des candidats haut-garonnais à la députation. Formé sur la thématique des paradis fiscaux par une certaine Manon Aubry, il est frappé par la faible connaissance des dossiers chez une frange non négligeable du personnel politique. Il réalise surtout que pour changer la société, il faut prendre le pouvoir. Commence alors l’idée de s’investir en politique... tout en restant fidèle à ses valeurs associatives, « où vous ne pouvez motiver les gens que par les valeurs et en laissant de l’autonomie. »

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