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- Parcoursup : la grande angoisse
© Rémi Benoit Accusée par certains de laisser des algorithmes décider de l’avenir des élèves, rendue responsable par d’autres de la perte d’insouciance de la jeunesse française, la plateforme Parcoursup ne cesse, depuis sa mise en place en 2018, de faire parler d’elle. Pourquoi déchaine-t-elle autant les passions ? Alors qu’elle fermera ses portes le 12 mars prochain, Boudu a cherché à comprendre le phénomène.
- La force placide
Ancien bras droit de Pierre Cohen lors du passage de la gauche au Capitole entre 2008 et 2014, François Briançon a réussi le tourde force d’allier toute la gauche, à l’exception de LFI, en vue des municipales... et d’en être la tête de liste ! Mais qui est vraiment ce professionnel de la communication, biberonné à la politique depuis sa plus tendre enfance, qui rêvait d’être musicien ? Boudu a mené l’enquête. François Briançon - © Rémi Benoit Le socialisme, c’est sa potion magique. Comme Obélix, François Briançon est tombé dedans tout petit. À Colomiers, berceau d’une lignée très politique, il tète dès son plus jeune âge à la mamelle du parti à la rose de Léon Blum et François Mitterrand. « Ma mère, enseignante, a été adjointe au maire. AlexRaymond lui avait confié la famille et les quartiers », rapporte l’un des quatre enfants de Lolita, née Gonzalez, fille d’un républicain andalou de Tolède venu travailler dans le bassin minier de Carmaux. Des décennies avant lui, son père fut le « patron » de la fédération du parti socialiste de la Haute-Garonne, héritière de la vieille SFIO (section française de l’internationale ouvrière). Décédé en 2019, « Tony » Briançon restera surtout dans les coulisses comme le bras droit de l’inoxydable maire de Colomiers qui a accompagné la mue de cet ancien village de 3 000 habitants aux portes de Toulouse en « ville nouvelle ». Son frère Christophe, ancien joueur de rugby sous le maillot de l’US Colomiers, est aujourd’hui le premier adjoint de Karine Traval-Michelet, maire de la deuxième ville du département... et inexpugnable bastion des troupes socialistes sur ces anciennes terres radicales. « À la section de Colomiers, ils avaient l’habitude de tous voter comme un seul homme », rapporte un ancien adjoint de Pierre Cohen, dernier maire PS de « la ville rose ».
- Mise au point
Dans un peu plus d’un mois, Jean-Luc Moudenc briguera une nouvelle fois le suffrage des Toulousains. Accusé par ses opposants d’être en campagne permanente, le maire de Toulouse prévient ses administrés : s’il est battu le 22 mars prochain, ce sera la chienlit. À quelques encablures de l’emballage final, on a voulu en savoir plus sur les motivations profondes d’un homme qui se dit toujours aussi passionné par sa ville et qui n’entend pas baisser la garde face à une gauche qui avance, selon lui, masquée... © Rémi Benoit Pourquoi briguer un nouveau mandat ? D’abord parce que j’aime Toulouse. Ensuite car je suis passionné par le travail municipal, l’élaboration de projets, réfléchir à la ville de demain. Enfin parce que dans la conjoncture nationale difficile, je considère que la prospérité de Toulouse pourrait être remise en cause. Je veux me poser en garant de cette continuité, sans en faire une affaire personnelle. Je n’avais pas besoin d’un troisième mandat pour enrichir mon CV. Les maires bénéficient souvent de la « prime au sortant ». L’époque étant favorable au dégagisme, ne craignez-vous pas une forme de lassitude des Toulousains à votre égard ? Je ressens tout le contraire. Sur le terrain, les Toulousains sont nombreux à me féliciter pour la transformation de la ville. Davantage qu’en 2020 d’ailleurs. C’est l’avantage du second mandat : ils voient les évolutions. Et puis beaucoup sont rassurés, dans la période que l’on traverse, de voir que je suis toujours là, fidèle au poste, à Toulouse.
- Agenda culturel : février 2026
Si Anna Karina lisait Boudu, elle ne répèterait pas sans arrêt : « Qu’est-ce-que je peux faire, je sais pas quoi faire. » Miki - © Frankie & Nikki Miki ou la belle vie Tout semble réussir à la jeune chanteuse Miki. Sa pop-électro acidulée et bien dans son époque a conquis l’an passé le public venu en nombre au Week-end des Curiosités du Bikini. La voilà de retour, même ville, même salle, cette fois rien que pour elle et son premier album « Industry Plant » sorti fin 2025. La franco-coréenne de 27 ans se raconte avec une écriture pleine d’oralité et souvent piquante, à l’adresse de celles et ceux qui n’ont vu en elle, grave erreur, qu’un produit marketé. Le 18 février 2026 au Bikini
- Le Mangeur Masqué : février 2026
Être un touriste dans sa propre ville, c’est aller à l’hôtel sans prendre de chambre, uniquement pour démasquer le petit déjeuner. Encore plus quand il vient d’être désigné comme le meilleur de France. Paré de ma plus belle robe de chambre en pilou-pilou, je me suis rendu de bon matin à l’établissement Albert 1er, à deux pas de la rue Alsace-Lorraine, pour vérifier si cette reconnaissance, que dis-je, cette consécration nationale, était belle et bien méritée.
- Moissac : six ans plus tard
En 2020, la cité uvale devenait la première ville du Tarn-et-Garonne à tomber dans l’escarcelle du Rassemblement national avec l’élection de Romain Lopez. Sécurité, tranquillité et amélioration des services publics formaient alors le cœur de son programme. Six ans après, nous sommes retournés à Moissac pour mesurer les changements. © Rémi Benoit En ce mardi matin de décembre, place des Récollets, au cœur du centre historique de Moissac, les rues pavées sont presque désertes. Les commerces, aux rideaux baissés, ne semblent pas avoir l’intention d’ouvrir. À la terrasse du Compostelle, une retraitée installée dans la région depuis plus de quarante ans, avance que la ville a beaucoup changé : « C’est plus propre, il y a davantage de travaux et de rénovations. » Un enthousiasme qu’elle dit largement partagé, et qui l’amène à « espérer de tout coeur » la réélection de Romain Lopez en mars prochain. Pourtant, à seulement dix mètres de là, le barman derrière le comptoir n’est pas du même avis. Le visage fermé, il confie à demi-mot que « Moissac est en train de dépérir » au point de devenir une « ville fantôme », minée par un « sentiment d’insécurité qui pousse de nombreux habitants à déménager ». Pourtant, le maire a fait campagne en 2020 sur la sécurité, en ciblant tout particulièrement la communauté bulgare. Hausse des effectifs de la police municipale, densification des patrouilles, installation d’un parc de caméras de vidéoprotection sont autant de mesures qui ont permis, selon lui, de faire reculer la criminalité, ou du moins de pousser les responsables à « commettre leurs méfaits ailleurs ». À l’heure du bilan, le maire revendique le succès de sa politique dans le magazine municipal. Tous ne partagent pas son enthousiasme puisque la liste concurrente de l’Union Citoyenne Moissagaise (UCM) affirme que crimes et délits auraient augmenté de près de 38%. Dans ce brouillard statistique, difficile de trier le bon grain de l’ivraie.
- Quartier : Bagatelle
Bagatelle, c’est le Toulouse populaire, vivant et chaleureux. Ici, les structureset associations rythment le quotidien : elles organisent évènements, et activités pour tous, souvent portées par des mères de famille très impliquées. Dans ce quartier où « tout le monde se connaît », les rires des enfants dans les parcs côtoient la solidarité discrète mais bien réelle des habitants.
- Le chercheur : Pour une science plus sobre
Chercheur en écologie évolutive à la Station d’écologie théorique et expérimentale (SETE – CNRS) à Moulis, en Ariège, Staffan Jacob étudie l’adaptation des organismes à leur environnement, entre labo et lacs de montagne. En questionnant le credo « mieux connaître pour mieux protéger », il pratique une science plus sobre et plus engagée. Démonstration.
- L'œil d'Opus : Julia Pertuy
Parce que la jeune scène musicale toulousaine est foisonnante et qu’elle a besoin d’être soutenue, Boudu vous présente chaque mois, en partenariat avec Opus Musiques, un nouvel artiste. En février, Julia Pertuy.
- Auberge de vieillesse pour âmes pas fatiguées
Quand des retraités décident de vivre ensemble, cela donne La Ménardière. Cet habitat partagé, situé à Bérat, réunit plusieurs seniors dans une vaste demeure où ils organisent divers événements culturels. Qui a dit qu’être vieux n’avait rien d’enthousiasmant ? © Rémi Benoit Autour de la vieille table de ferme, la conversation s’anime, les rires fusent et les verres s’entrechoquent. Il est l’heure de l’apéro et tous les prétextes sont bons pour déguster la bière locale de Bérat. C’est dans ce village de Haute-Garonne, à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulouse, qu’un projet d’habitat partagé pas comme les autres a vu le jour : La Ménardière. Ici, vivent Sylvie, Olivier, Isabelle, Geneviève, Anne-Marie et Michel, tous âgés entre 62 et 82 ans. Et pour cause, cet habitat partagé est réservé aux « vieux ». « Nous assumons tout à fait le terme », déclare Olivier, retraité du monde agricole. À l’origine de ce projet, le film Et si on vivait tous ensemble, diffusé à l’Utopia de Tournefeuille, un des cinémas d’art et d’essai créé par Anne-Marie et Michel. Le synopsis : cinq amis qui décident d’emménager ensemble pour affronter la maladie et la vieillesse. « À l’issue de ce visionnage, Anne-Marie et Michel ont eu l’idée, avec d’autres personnes, de faire la même chose », explique Sylvie, brocanteuse à la retraite, qui vit à La Ménardière depuis deux ans et demi.
- Ici et pas ailleurs
Depuis le Covid, et encore plus depuis la crise en Ukraine, plus personne n’ignore la nécessité de réindustrialiser notre pays. En Occitanie, le processus est enclenché avec des femmes et des hommes qui n’hésitent pas (plus) à « fabriqué local » en misant sur des matériaux écoresponsables, un savoir-faire éprouvé… et des chalands en quête de sens. Sans oublier le soutien d’institutions, comme la région Occitanie, bien conscientes qu’en la matière, l’union fait la force. Les ateliers Tuffery en Lozère - © O.F Visuels Sans parler encore d’une lame de fond, un frémissement s’opère autour du « fabriqué local ». La région Occitanie ne s’y est d’ailleurs pas trompée en créant, en 2023, la marque Fabriqué en Occitanie, autant pour promouvoir son territoire que pour valoriser les artisans et entreprises déjà présents dans de nombreux domaines de la vie quotidienne, de la mode à la maison, en passant par les cosmétiques et les mobilités. « Il n’existait pas de marque référençant l’artisanat hors alimentaire, déjà bien identifié grâce à Sud de France », souligne François Carbonnel.
- Agenda Culture : décembre 2025
Détours de chant © Victor Paimblanc Langage universel Déjà 25 ans pour le festival Détours de chant. Et plus que jamais, cette envie de mettre dans la lumière les multiples facettes de la chanson. Sous toutes ses langues, puisque la programmation de l’édition 2026 (Bertrand Belin, La Grande Sophie, Charlélie Couture…) fredonnera également en occitan, en espagnol, et en arabe. Du 24 janvier au 7 février 2026, programmation à retrouver sur detoursdechant.com












