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  • La chercheuse : Le lien social et le vivant

    Sociologue et géographe, chercheuse au laboratoire interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoire -LISST-, Hélène Guetat travaille sur les liens entre genre, agriculture, agroécologie et habitabilité des territoires. De l’Inde au Brésil, du Cameroun à l’Ariège, elle s’attache à rendre visibles des savoirs, des attentions et des liens au vivant essentiels pour penser l’agriculture et les habitants des territoires ruraux.

  • Agenda Culturel: Juin 2026

    Rio Loco - © Patrice NIN - Mairie de Toulouse Noël en juin Rio Loco, c’est un peu comme Noël, mais en juin : on trépigne d’avance, et dès qu’une édition prend fin, on se languit déjà de la prochaine. Celle de cette année arrive avec les bras chargés de cadeaux, en provenance cette fois des îles du monde entier pour faire honneur à la thématique « Insulae ». Comme toujours, programmation de choix et grand voyage musical avec notamment l’hommage rendu à la regrettée chanteuse Cap-Verdienne Cesaria Evora, la performance très attendue du groupe Morcheeba, légendes britanniques du trip-hop. Et puis ne manquez surtout pas le groove venu du Japon de Kyoto Massive Jazz, très rare en France, et rien que pour nous à Toulouse ! Du 10 au 14 juin 2026 à la Prairie des Filtres, programmation complète sur rio-loco.org

  • Troisième voie

    En 2025, plus de 10% des jeunes Français se définissaient comme bisexuels. Pendant un an et demi, Camille Teste a interrogé les clichés autour de cette orientation sexuelle encore méconnue. De passage à la librairie l’Autre Rive fin avril pour présenter son livre Embrasser la bisexualité, on a profité de l’occasion pour tenter de mieux comprendre cette tendance de fond.

  • Quartier : Patte d’Oie

    Moins clinquant que son voisin de Saint-Cyprien, Patte d’Oie symbolise le renouveau de la rive gauche. Si la population change, au gré d’un certain embourgeoisement, le quartier profite d’une atmosphère de village, où entraide et entrain sont les maîtres-mots.

  • L'oeil d'Opus : Danger Zoo

    Parce que la jeune scène musicale toulousaine est foisonnante et qu’elle a besoin d’être soutenue, Boudu vous présente chaque mois, en partenariat avec Opus Musiques, un nouvel artiste. En juin, Danger Zoo

  • Agenda Culturel : mai 2026

    © yakind Electro pas statique 35 heures de musique électronique jouée en plein air sur les hauteurs de Toulouse à l’Observatoire de Pech David. Sans oublier les afters dans des spots emblématiques de la ville rose comme le Bikini, Le Rex ou le Cri de la Mouette. Joie : le Plein Phare Festival rempile cette année pour deux jours avec la vocation intacte de mettre en son et en lumière la scène locale. 15 et 16 mai 2026, programme complet sur pleinpharefestival.com

  • Regain de foi

    À Toulouse, comme dans l’ensemble du pays, les baptêmes de jeunes adultes connaissent une progression spectaculaire ces dernières années. Un renouveau que l’église n’avait pas vu venir. © Rémi Benoit "Je ne pensais pas le voir de mon vivant. Je croyais, bien sûr, à un retour à la foi, mais pas à si brève échéance », confie l’abbé Paul Roland-Gosselin, curé de la paroisse Sainte-Germaine à Toulouse. Ordonné prêtre en 2020, quelques années après les révélations d’abus dans l’église, il ne s’était « nullement préparé » à faire face à une telle « vague » de jeunes adultes désireux d’embrasser la foi chrétienne. « À mon arrivée il y a deux ans et demi, la paroisse Sainte-Germaine comptait six catéchumènes. Ils sont aujourd’hui 70 adultes à se préparer à recevoir les sacrements du baptême, de la communion ou de la confirmation. » Un essor qui ne s’arrête pas aux portes de sa paroisse. Lors de la nuit de la Vigile pascale, le 4 avril, 310 adultes, dont 42% âgés entre 18 et 25 ans, ont été baptisés au sein des églises du diocèse de Toulouse, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. Du jamais vu Une déferlante à nul autre pareil, selon le frère Maxime Arcelin, aumônier à la paroisse étudiante de Toulouse et doctorant en histoire : « Un tel phénomène ne s’était encore jamais manifesté, du moins pas sous cette forme ». Pour trouver un épisode similaire, il faut remonter au début du XIXe siècle, au lendemain de la Révolution française qui avait « déchristianisé toute une génération ». De manière comparable, l’engouement actuel pourrait s’inscrire dans le prolongement de « l’éloignement progressif de la foi observé dans les années 60-70 ». « Pendant longtemps, l’église a été perçue comme une institution austère, voire repoussante. Aujourd’hui, la nouvelle génération aborde la question religieuse sans préjugés et avec une forme de bienveillance. » L’abbé Paul Roland-Gosselin établit également un parallèle avec la foi musulmane « assumée, visible et décomplexée ». Tout le contraire de la chrétienté fragilisée par le poids de son histoire occidentale : « Certains jeunes catéchumènes se sont décomplexés au contact de l’islam », confirme l’homme d’église.

  • Everest

    Spécialiste des actions collectives, l’avocat toulousain Christophe Lèguevaques vient de lancer une procédure à l’encontre des sociétés autoroutières qu’il accuse d’augmenter illégalement les péages et d’accumuler des surprofits. Christophe Lèguevaques - © Rémi Benoit Comment est née cette nouvelle action collective ? D’une double sollicitation. D’une entreprise toulousaine de transports, à qui on avait déjà obtenu une indemnisation de 150 000 euros en 2005 lorsqu’il avait été démontré que les entreprises pouvaient déduire la TVA. Et d’un particulier habitant à Saint-Jory, qui prend l’autoroute tous les jours pour venir au bureau et qui a constaté une augmentation constante des prix sans évolution du service. Comment les choses se présentent-elles ? C’est un sujet très compliqué, volontairement opaque, au point qu’il a fallu faire des procédures pour récupérer certains rapports, dont le fameux rapport de l’Inspection Générale des Finances.

  • Devoir de mémoire

    Sauf contre-ordre, l’Île du Ramier devrait bientôt accueillir le centre de performance du TFC. Mais avant lui, le lieu a eu une autre vie. Pour que celle-ci ne tombe pas définitivement dans l’oubli, Boudu vous la raconte. Entre mémoire étudiante, zone de non-droit et graffitis. ©Fonds Jean Dieuzaide – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 84Fi_nc_Valle14 Ni tout à fait éteint, ni vraiment en vie, l’imposant édifice, blotti entre deux rives de la Garonne, semble flotter entre deux mondes. Pendant près d’un demi-siècle, les couloirs du restaurant universitaire Daniel Faucher ont vibré sous les pas des étudiants et ses murs ont résonné du brouhaha des plateaux et de la vaisselle. Fermé depuis 2001, il regarde les saisons passer. Malgré les fenêtres brisées, les traces d’humidité et les carreaux déchaussés, le bâtiment résiste. Quelques vestiges de l’ancien « vivre-ensemble » étudiant subsistent comme les lettres bleues du « Restaurant », des conserves figées sur un comptoir, des amas colorés de bons pour un repas, quelques factures sur le sol… Entre ces murs, le passé continue discrètement de respirer.

  • Quartier : Belfort

    Ancien « quartier chaud » de Toulouse, Belfort porte encore les stigmates de sa réputation sulfureuse. Mais avec le recul des trafics et l’arrivée de nouveaux commerces, le quartier amorce sa mue sans perdre son identité ni ses institutions emblématiques.

  • Le mangeur masqué : mai 2026

    SOURCE Parce qu’il ne voulait pas que son restaurant devienne un lieu qui ne regarde pas avec le cœur dans la bien nommée Avenue Saint-Exupéry, Romain Laval, chef de Mets Racines, a attendu le bon candidat pour passer la main. Il s’appelle Alexandre Bressoles. Déjà repéré dans les pages de BOUDU, le trentenaire incarne l’avenir avec SOURCE. Tendance semi gastro, en petit comité, avec un service uniquement le soir. Le Grand Soir ?

  • Éclectique

    À 29 ans, Célia Pelluet mène une double vie à la Batwoman. La journée, elle œuvre au CNES, sur des satellites. Le soir, on la retrouve derrière des micros ou dans La Dernière sur Radio Nova. Portrait d’une humoriste toulousaine que le stand-up commence à sérieusement s’arracher. © Célia-Pelluet_LOREAL - © Rémi Benoit On descend dans les caves des comedy clubs comme dans celle d’un grand sommelier. À pas feutrés. C’est dans la cave du Mamagayo, puis du Monsieur Georges, que Boudu a découvert un grand cru bordelais : Célia Pelluet. Guitare en bandoulière, sourire en coin, elle chante à la gloire de Thomas Pesquet. Son humour est aussi léger que son CV impressionnant : docteur en physique quantique, ingénieure au CNES, la nouvelle chroniqueuse chez Radio Nova de la bande à Meurice n’est pas tombée de la dernière pluie. Un talent protéiforme qui intrigue. La blaguiste nous raconte découvrir la scène à cinq ans, avec sa chorale. Puis elle écrit une comédie musicale avec ses sœurs et des copines, qu’elles jouent à la salle des fêtes, avant de rejoindre plusieurs groupes de rock. Les planches et la gratte ont toujours été là, mais « ce n’est pas une carrière qui rassure la famille ». Alors il y a Lyon, SupOptique, Paris, un stage au Chili, les télescopes géants et ce vertige cosmique : « le sentiment d’appartenir à quelque chose de plus vaste ». Bref, un premier déclic. Puis il y a Bordeaux, où se dessinent les premières ébauches de cette chanson sur Pesquet, chantée très tard dans des bars de la Victoire, et une première scène à la Cigale, en finale du Campus Comedy Tour (qu’elle perd face à la légende Paul Mirabel).

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