1759 résultats
- Au bonheur des Kidultes
Ils ont entre 16 et 55 ans, jouent au Uno entre collègues pour décompresser et préfèrent les dragons aux deadlines. Ces adultes embrassent leur âme d’enfant dans un monde trop sérieux. Plongée au pays des Kidultes. Au Baraka jeux, rue de la Bourse à Toulouse - © Marie Aebi "Y'en a marre de la vie trop sérieuse. Faut rester zen. Les gens trop sérieux sont malheureux. Faut être comme nous : de grands enfants ! » lance David, un diabolo grenadine à la main, en pleine partie de Uno au Bar du Matin. Ce jeudi soir d’avril, quartier des Carmes à Toulouse, les terrasses se remplissent, les verres s’entrechoquent, et les cartes s’abattent sur les tables avec la même intensité qu’une réunion de crise… en beaucoup plus drôle. Jungle Speed, Time’s Up, les jeux de société s’invitent à l’apéro, et les adultes jouent avec un sérieux enfantin. Les bars se sont transformés en QG pour kidultes. « Ce qui nous plaît, c’est de retrouver cette insouciance de l’enfance, comme si on était de retour dans la cour de récré. On joue, tout simplement. C’est une pause dans la réalité, pas de discussions sur le boulot, la politique ou l’argent… Juste l’instant présent », confie Marco, 34 ans, vêtu de son plus beau t-shirt Pac-Man, installé à une table du Baraka Jeux, un bar à jeux du centre-ville.
- L'oeil d'Opus : Hyl
Parce que la jeune scène musicale toulousaine est foisonnante et qu’elle a besoin d’être soutenue, Boudu vous présente chaque mois, en partenariat avec Opus Musiques, un nouvel artiste. En mai, Hyl.
- La chercheuse : Le genre invisible qui nous gouverne
Professeure en marketing à TBS Education et chercheuse affiliée à l’Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST), Sylvie Borau étudie la manière dont les stéréotypes de genre influencent nos perceptions, de la publicité aux technologies. Après des travaux sur l’impact des images de la beauté féminine dans la publicité et sur le bien-être des femmes, elle analyse aujourd’hui la féminisation des interfaces d’IA et les stéréotypes tenaces qui accompagnent ce mouvement.
- Pas d’amis ? Des applis.
Dîners entre inconnus, activités en groupe, discussions en tête-à-tête…Les applications dédiées aux rencontres amicales séduisent de plus en plus de jeunes adultes. Entre solitude post-Covid, mobilité accrue et rythmes de vie décalés, elles répondent à un vrai besoin social. Sans pour autant garantir des amitiés durables... © Arekusu Lorsque la pandémie mondiale se dissipe, en 2021, la vie sociale de Félix ne reprend pas tout de suite. « Beaucoup de mes potes avaient quitté Toulouse pour rentrer chez eux. Je me suis retrouvé seul. » Le jeune ingénieur informatique ne reste pas longtemps désemparé. « Comme j’utilisais l’application Bumble pour des rencontres amoureuses, j’avais aperçu le mode BFF (Bumble for friends, une option pour rencontres amicales, ndlr), se souvient-il. Ça ne coûtait rien de tester. » Après quelques swipes, il matche avec une utilisatrice « super sympa » qui lui propose de la retrouver dans un bar avec d’autres personnes rencontrées sur l’application. « Ça a bien pris, je me suis fait un bon groupe de potes. » À l’image de celle-ci, les histoires d’amitié nées d’un clic sont de moins en moins rares, et il existe aujourd’hui une application pour chaque type de rencontre amicale. Pour les non-adeptes des dates (ou rendez-vous en face à face), Timeleft, qui propose chaque mercredi des diners au restaurant avec cinq inconnus, comptabilise 10 000 membres à Toulouse. Ceux qui préfèrent faire connaissance autour d’un tennis, d’un cours de poterie ou d’une expo peuvent utiliser l’application toulousaine Frimake (93 000 utilisateurs) ou Knockk. Qui s’ajoutent aux Boo, Meetup et Club Colette pour les seniors. Contre la solitude Mais alors que les applications de rencontres amoureuses font face à une crise de dating fatigue, celles pour se faire des amis sont en plein boom. Pour Anne-Sylvie Pharabod, sociologue chez Orange, les mentalités ont changé. « Il y a vingt ans, on ressentait une sorte de honte sociale à utiliser ces sites, analyse l’autrice de plusieurs études sur les rencontres amicales en ligne. Si vous vous inscriviez, c’est que vous n’aviez pas d’amis. » Aujourd’hui, Éric, membre de Frimake depuis plus d’un an, n’a pas du tout ce sentiment : « Les gens savent à quel point c’est compliqué de rencontrer de nouvelles personnes. Au contraire, certains proches me trouvent même courageux d’oser. » Restaurants, danse, karaoké, l’ingénieur de 32 ans a déjà participé à pas moins de 24 sorties. « Je rencontre des tas de personnes très différentes de moi qui me font découvrir plein de trucs ! », s’enthousiasme-t-il.
- Une histoire vraie
Champion de France de Formule 4 en septembre dernier, Alexandre Munoz prendra le départ, fin avril, du Championnat d’Europe de formule régionale. Une compétition qui pourrait permettre au jeune pilote ariégeois de se rapprocher de son rêve d’atteindre un jour la F1 tout en tournant définitivement le dos à un début d’existence marqué par la maladie de la mucoviscidose. Alexandre Munoz - © Mariane Riauté En ce samedi de janvier, l’agitation bat son plein, malgré le froid, sur le circuit de karting d’Aigues-Vives. Pendant que certains peaufinent les derniers réglages avec leur team, d’autres enchaînent déjà les tours sur les 1402 mètres de la rapide et sinueuse piste ariégeoise. Il est un peu plus de 10h30 quand un camion tout ce qu’il y a de plus banal se gare sur le parking. À son bord, un père et son fils en descendent. Un attelage classique tant l’ambiance autour du paddock est testostéronée. Sinon que ce frêle adolescent n’est pas le premier venu puisqu’il s’agit d’Alexandre Munoz, sacré champion de France en Formule 4 en septembre dernier sur le circuit Bugatti au Mans. Un retour au bercail qui semble réjouir tout le monde tant les embrassades se multiplient au passage du jeune homme. Difficile, il est vrai, de résister au sourire radieux de celui qui fêtera ses 17 ans le 4 mai prochain. Mécanicien dans le karting depuis plus de 20 ans, Greg décrypte : « Comme il a toujours le sourire et qu’il n’a pas changé malgré ces récents succès, les autres pilotes sont très contents d’échanger quelques mots avec lui. Plus que de la jalousie, c’est de la fierté qu’ils ressentent de le voir revenir de temps en temps. » Et ce d’autant que le quotidien d’Alexandre Munoz se situe désormais davantage dans la Sarthe que dans son Ariège natale. La « faute » à un talent précoce qui l’a conduit à abandonner son village natal de Lézat-sur-Lèze pour rejoindre la FFSA Academy, le centre de formation de la Fédération française de sport automobile, au Mans, en 2024. Un exil incontournable pour espérer se glisser, un jour, dans le baquet d’une Formule 1, l’objectif affiché par celui qui est d’ores et déjà considéré comme l’un des pilotes les plus prometteurs de sa génération. Même s’il n’ignore pas que le chemin pour atteindre son rêve est semé d’embuches.
- Agenda culturel : Avril 2026
Studio 55 - © Katia Broussy Histoire drôle On a failli croire à une mauvaise blague. De celle quia du mal à passer quand, l’an dernier, le théâtre d’humour Studio 55 (Montaudran) a annoncé sa fermeture. Et puis le voilà ressuscité depuis la mi-mars ! Avec toujours le duo comique toulousain Mélissa et Fred à la direction artistique (et également sur scène), et une programmation qui voit encore plus grand. De l’humour noir tendance poil à gratter avec le local Clément Bonpoil (23 avril), des auteurs classiques remixés (FEYDEAU and CO, le 24 avril) et la promesse de spectacles pour enfants dans un futur pas si lointain.Du rire dans tous ses éclats ! 55 Avenue Louis Breguet ©DR Alors, on danse ? Attention, événement mondial à Colomiers ! Le Hall Comminges accueille le 11 avril l’édition 2026 de Nothing2Looz. Une grande compétition de danse(s) hip-hop qui réunit les meilleurs performeurs de la planète (21 délégations vont faire le déplacement). Breakdance, Locking, Afro, ou encore Krump… Tous les styles, toutes les énergies, et tous les âges vont se mélanger pendant les 4 heures d’un show bouillonnant, aussi spectaculaire que fédérateur. À ne pas manquer ! Le 11 avril 2026 au Hall Comminges (Colomiers)
- Terre d’archéologie
© Rémi Benoit Des grottes ornées aux premières agglomérations, des mines de cuivre aux épaves d’avions, l’Occitanie concentre un patrimoine archéologique d’une densité exceptionnelle. Mais sa singularité tient aussi à d’autres forces : la présence de laboratoires de renommée internationale, un ambitieux programme de recherche pluridisciplinaire régional et une manière très contemporaine de faire parler l’histoire. Démonstration. On croit parfois que l’archéologie regarde seulement derrière elle. En Occitanie, elle prouve exactement l’inverse. Ici, le passé est un territoire vivant, traversé par des laboratoires de renommée internationale, des équipes capables de faire dialoguer préhistoire, protohistoire, sciences de l’environnement, imagerie, matériaux, médiation et tourisme culturel. C’est dans ce contexte que s’est déployé, durant quatre ans, le projet Sciences du passé, porté dans le cadre des programmes de recherche régionaux Défis Clés. Doté d’un budget de 2 millions d’euros, regroupant 16 laboratoires de recherche et 17 partenaires publics et privés, ce projet pluridisciplinaire a « révélé, étudié, et valorisé le patrimoine archéologique régional », comme le souligne le chercheur du laboratoire toulousain Traces Benjamin Marquebielle, chef de projet des Défis Clés. «Au fil des quatre années, nous avons sélectionné 14 projets, sans imposer de cadrage chronologique ou thématique mais en créant les conditions d’un travail réellement collectif », poursuit le chercheur. Dans une région vaste, contrastée, foisonnante de richesses, les grottes pyrénéennes répondent aux rivages méditerranéens, les oppida dialoguent avec les traces de premières métallurgies, et les paysages portent encore, parfois visibles, parfois enfouis, des millénaires d’occupations humaines. Et c’est précisément cette profondeur temporelle, jointe à la diversité des méthodes, qui fait aujourd’hui de l’Occitanie une terre d’archéologie de renommée internationale.
- Le mangeur Masqué : avril 2026
LE PARISIEN : Du gastro au bistrot, il n’y a qu’un pas.La preuve : Maison Pellestor Verrier, restaurant nouvellement étoilé de Colomiers, vient de racheter Le Parisien, un bistrot un rien huppé présenté (sans trop savoir pourquoi) comme une petite institution du centre-ville. L’ambition : en faire (ou plutôt refaire) un fleuron de la gastronomie bistrotière locale. Pari réussi ?
- Panser les plaies
Sur le chemin de leur reconstruction, d’anciens militaires atteints du syndrome de stress post-traumatique ont pu mettre des mots sur des blessures restées longtemps invisibles. Leur parcours les a conduits à pousser la porte de l’une des six maisons Athos mises en place depuis 2021 par le ministère des Armées. Dans ces lieux refuge, comme à Beauteville, près de Toulouse, ils peuvent entrevoir un retour à « une vie normale ». © Rémy Gabalda Ils sont environ 3000 en France selon les chiffres de l’Office national des anciens combattants et du ministère des Armées. 3000 militaires et anciens militaires atteints d’un syndrome de stress post-traumatique dont les troubles se manifestent par des flash-back soudains faisant revivre une scène précise, des cauchemars récurrents, des peurs réflexes, des pensées intrusives, une altération de l’humeur… Un tiers de ses blessés psychiques résident dans le triangle Bordeaux-Toulouse-Bayonne, terre des parachutistes et des forces spéciales. Des lieux dédiés à leur reconstruction personnelle, sociale voire professionnelle ont été créés à partir de 2021 sous le nom de « maison Athos ». Il en existe six dans l’Hexagone et l’une des dernières à avoir ouvert, en septembre 2024, est à Beauteville, dans le Lauragais, à 35 kilomètres au sud-est de Toulouse. Elle a pris ses quartiers en haut d’une colline, dans un vaste gîte loué par le ministère des Armées. Quatre-vingt-quatre militaires, actifs ou retraités, en sont membres et ont la possibilité de venir y séjourner en semaine, gratuitement, autant de fois qu’ils le jugent nécessaire. Il leur suffit d’appeler avant pour s’assurer que l’une des six chambres individuelles de la maison est libre. Les autres espaces sont partagés. Dans un décor à l’origine assez impersonnel, certains ont laissé une trace de leur passage, un peu d’eux-mêmes. Dans le grand salon avec cheminée, très haut de plafond, plusieurs œuvres de soldats artistes habillent les murs.
- Come-back
Fermé l’année dernière dans la foulée de la liquidation judiciaire du Canaille Club, le Studio 55 vient de rouvrir ses portes. Pour le plus grand plaisir de Fred Menuet, l’un de ses fondateurs.
- Quartier : Bonnefoy
Quartier Bonnefoy - © Dorian Lacour
- L'oeil d'Opus : Chloëmoi
Parce que la jeune scène musicale toulousaine est foisonnante et qu’elle a besoin d’être soutenue, Boudu vous présente chaque mois, en partenariat avec Opus Musiques, un nouvel artiste. En avril, Chloëmoi.












